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samedi 31 mai 2014

POESIE

                                     ILLUMINATION
L'étable où l'enfant est né
L'arme que le soldat a jetée
Ces fleurs, sur la tombe, fanées
Cette virginité déjà brisée
L'homme qui est tombé à terre
Sous les armes de ses frères
Les larmes de l'enfant sans père
Orphelin par la guerre
Cette image que je garde de toi
Et cet assassinat de la loi
Ces palais de justice fétides
Ces magistrats, de pouvoir, avides
Cet homme que l'on a amené
Toi, mon Bel Amour enchaîné
Les doigts tendus vers l'accusé
Les larmes retenues, tête baissée
Les fourgons cellulaires
Les cancers de la terre
Et tous ces yeux bandés
Sous la guillotine levée
La cour d'appel sans appel
Toi, mon Bel Amour rebelle
La victime et l'assassin
Qui se rejoignent sur le chemin
Cet honneur que l'on veut sauvegarder
Et cette tête que l'on refuse de baisser
L'Amour né de l'incohérence
L'Amour grandi par la souffrance
La tendresse au goût salé
D'une larme qu'on laisse couler
Ce parloir où je t'attends
Toi, mon merveilleux amant
Ces lèvres que vers toi je tends
Et notre Amour si violent
Né dans le désarroi
Bafoué par la loi
Et cette place du procureur
Que je regarde avec horreur
Parce que c'est toi l'accusé
Toi ma seule et unique beauté
L'enfance au berceau assassinée
Ces hommes mourant dans les tranchées
La loi à respecter alors qu'on t'a emmené
Ce pain qu'avec toi je veux partager
Ce verre que vers toi, je veux lever
Cet amour qui nous attend
Un jour, au bout de nos tourments
Cet amour que je te porte
Et qui me rend tellement forte
Cet amour rebelle et insoumis
Qui est le centre de notre vie
Cet oiseau que je verrai un jour
Et qui m'annoncera ton retour
Cette fleur que je cueillerai
Pour toi ma seule vérité
Les palais de justice déserts
Et les hommes enfin tous frères
Les fusils baissés
Les têtes haut levées
Et les morts tous ressuscités
Les révolutions d'avance gagnées
Cette vie que nous nous forgerons
Parce que je porte à jamais ton nom
Ces mains que vers toi, je tendrai
Ce baiser, cet amour renouvelé
Ces bracelets, aux poignets, tombés
Et partout, l'emblème de la liberté
Quand enfin je te retrouverai
La victoire de la vie

Et nous deux enfin réunis.

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