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samedi 7 juin 2014

POESIE

FRACAS

Tout se casse
Tout se fracasse
et tu perds la face
Tout se brise
Tout se mise
et tu piques ta crise
Tout est flou
Tout est fou
et tu t'en fous

Les voitures qui pullulent
les gens qui circulent
et toi sur ton coin de bitume

Téléguidés pour l'avenir
Programmés pour obéir
Télécommandés pour souscrire
au contrat de leur devenir
Refusez de solder vos souvenirs
Décidez enfin seuls de grandir

Tout se casse
Tout se fracasse
Et toi, tu trépasses
au milieu de cette masse
anonyme, juste de passage
Personne ne retiendra de toi une trace.


mardi 3 juin 2014

JEU DE MOTS

IL ÉTAIT UNE FOI... LES FATS CHAUDS.... LES CHAUDS FATS.... LES CHATS FAUX
GERE HONNIS MAUX ! 

De mon ami Rockheart ! élevé par mes soins au rang de Vénérable Grand Jongleur de Mots ! 

dimanche 1 juin 2014

Benjamin Biolay "Le Vol Noir" Inédit 27-05-2014 (post-soirée électorale)

POESIE

DESINTEGRATION

Je ne suis plus qu'une coquille vide
Mon cerveau n'est que terre aride
Abnégation, profanation, trépanation, où sont les danaïdes?
Echappées des enfers, à la recherche de coeurs candides ?
Mon organisme ne capte plus l'adrénaline
Envoyez-moi vite ma dose de dopamine
J'ai chaussé les mauvais rollers
Ligne droite jusqu'à sainte-Horreur

Allo, docteur Freud ? Mes neurones sont court-circuités
Et toutes vos lignes sont occupées
J'suis coincée au fond de l'ascenceur
Il est parti où le rédempteur ?
En Syrie, au Sahel, en Irak ?
Ou simplement allongé dans son hamac ?
J'suis montée dans le mauvais train
Ligne directe jusqu'à saint-Frusquin

Je ne suis plus qu'une coquille percée
Mon cerveau n'est que plaies infectées
Intolérance, indifférence, maltraitance
Ou se situe le no man's land ?
J'ai perdu ma virginité
Dans un champ de barbelés
Je suis montée sur le mauvais vélo

Terminus à saint-Fléaux

POESIE

                                            ERREUR D'AIGUILLAGE

J'me suis égarée et perdue en chemin
Résultat, j'suis tombée au fond du ravin
J'croyais pourtant connaître le plan par coeur
Mais voilà, j'me suis plantée dans les grandes largeurs
Sûre de moi, j'avais pas actionné mon G.P.S.
Bien entendu, j'me suis trompée d'adresse

Rien n'est écrit, ni sur la terre ni dans les cieux
L'Homme crée sa partition, de la poudre aux yeux
Rien n'est gravé, ni dans le marbre, ni dans la pierre
L'Homme, jour après jour, érige son propre cimetière.

J'avais en main tous les outils
Manque de bol, ni mode d'emploi ni garantie
J'ai voulu rectifier le tir, changer de train
Prendre une autre ligne, destination mon destin
le mien, même si c'est du vrai, du pur délire
Et que j'entends d'ici les autres hurler de rire

Rien n'est acquis, rien n'est conquis
L'Homme crée au jour le jour le fil de sa vie
Rien n'est décidé, rien n'est tranché
A chaque Homme sa propre réalité.

Pour finir, j'ai déserté, j'ai pris le maquis
Désormais, j'suis perchée sur la cime de mes envies
Au sommet de ma folie douce, c'est le sens de ma vie

Car tout est si triste sans une bonne louche de fantaisie.